J'eus envie de goûter d'une autre herbe.
Sac sur le dos, une fleur entre les dents, je suis partie.
J'avais les sabots qui me démangeaient de randonner.
Mais quel bazar dans cette ville, pensais-je tout bas....
"Voyons Ciboulette, le Lundi de Pâques à Arles...les Bandas et les penas, c'est la Féria ! "
Aïe-aïe ! j'arrivais à l'heure de l'encierro
le lâcher de toros.
Tout de noir vêtus,
Piétinant du sabot le goudron de la rue
Vous vous êtes élancés dans l'avenue
Sous les cris joyeux des passants.
Mes frères, mon cœur s'est serré
Dans ma tête j'ai tout mélangé
les vachettes, la corrida, les férias.
J'ai tôt fait de quitter la ville
Laissant derrière moi les olés qui résonnaient dans les arènes.
je pensais alors,
que j'étais,
libre d'aller,
où bon me semble
et non pas dans une allée de fer cadenassée.
Chemin d'Arles, avril 2014
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