dimanche 21 septembre 2014

la boutique d'Annette

Pour effacer tous les tracas, les aléas de la randonnée, 
quel bonheur que d'arriver chez Annette !


Epicerie hétéroclite,
boutique atypique
délicieux capharnaüm
joyeux bazar
échoppe achalandée
officine apicole
supérette très chouette 


Merveilleuse Annette
un melon, deux tranches de jambon, un petit pot de miel
l'addition s'il vous plait !
les comptes sur un bout de papier
quelques pièces de monnaie

et un sourire radieux...
 Inoubliable !

août 2014, Anglès, Chemin de Compostelle, GR 653

samedi 20 septembre 2014

Thym métaphysique

Rencontre fortuite,
Inattendue.
Comme toujours
sinon....

Le long du mur
En quittant Lodève

Daniel palabre,
Expose, disserte,
Raconte, regimbe
encore....

Le long du mur
En quittant Lodève

Il évoque la montagne,
La métaphysique,
La faune, la flore,
puis...

Le long du mur
En quittant Lodève

La société d'aujourd'hui
Malade, endeuillée,
vereuse, entachée
alors que ...

Le long du mur
En quittant Lodève

Elle est si belle
la nature,
la vie
n'est-ce pas  ? ...

Le long du mur
En quittant Lodève

Daniel ne dit plus rien
et sans dévoiler
où se cache le thym
au revoir !

 août 2014, Lodève, 
Chemin de Compostelle
GR 653

dimanche 3 août 2014

Destin d'une vache


"Décidément les taureaux... tous les mêmes ! Lolle est sous le choc: son beau, son fier, son viril Champion la trompe avec cette peste de Susi.
Et comme un malheur n'arrive jamais seul, voilà la vachette bafouée qui apprend que le fermier a décidé de vendre son troupeau et qu'elle a toutes les chances de finir en steak haché.
Mais il existe , parait-il un lointain pays où les vaches sont sacrées."


Et voilà une idée à ruminer tranquillement, l'Inde, un prochain voyage ?

dimanche 22 juin 2014

Le bal sans fin

Trottinant gaiement,
ruminant de belles pensées,
je m'approchais tranquillement de Codognan.

Assoiffée, j'entrais dans le bar de la grande place.
Verre de lait ? Menthe à l'eau ou soda bien frais ?
Je m'installais.

Mon œil de vache curieuse lorgna sur une affiche géante...
qui annonçait la fête locale du 8 au 16 juillet.
Fichtre, quel programme:

Courses de bicyclettes, d'ânes montés et bien sûr, courses de toros.
Concours de boules, de chant et colin-maillard.
Les fillettes et les garçonnets gagnaient une bouteille de sirop
et pour les jeunes gens, une demie bouteille de Vermouth.

Et attention, sérénade aux demoiselles pour le bal sans fin ...
Les festivités duraient neuf jours et se clôturaient par  le grand déjeuner aux prés,
sans oublier le brillant feu d'artifice.

C'était en 1922 !

Le propriétaire du bar, me devinant fort intéressée, alla chercher les photographies jaunies de l'époque,
fier d'évoquer une fête aujourd'hui disparue. Restent le café, la place et les arbres quasi centenaires.

Quelle délicieuse pause, me transportant ainsi entre les deux guerres ! Je me serais bien vue, sabots vernis et boucles aux oreilles, pimpante, le cuir brossé, la queue tressée, prête à danser toute la nuit dans les pattes d'un beau noir costaud.
;)

Codognan, GR 653, avril 2014

mercredi 14 mai 2014

Ciboulette


Adeptes du sac à dos, venez en voyage avec moi ! 
Chaussez vos lunettes et hop, 
partageons ensemble 
de belles et Grandes Rencontres 
sur les sentiers et les chemins 
de France et d'ailleurs.

Ciboulette :)

mardi 13 mai 2014

ça pègue !

J'avais des copines qui vivaient il y a quelques années dans la ferme de Vauvert en Bretagne. Je me souviens bien de la Rouge et de Palourde. 
J'y pensais en cheminant car bientôt j'arrivais dans un village qui se nomme lui aussi Vauvert.

La porte de l'église étant ouverte, je me suis sentie appelée pour une visite de courtoisie et c'est là, que je LA rencontrais. Elle me barrait le passage avec son balai humide. 

_ On n'y pense jamais, lui dis-je.... à toutes ces personnes qui se dévouent pour faire le ménage dans les églises...

_ C'est sûr, et pourtant y a d'quoi faire ! Surtout avant les fêtes pascales. Il faut briquer. La serpillière sur le dallage, le chiffon sur l'autel et tous ces bancs....

_ Il faut les cirer j'imagine ? Vous utilisez quoi, de la cire d'abeille en pot ou du pschitt-pschitt ?

_ oh non ! ça pègue !

_ ???

_ Tout ça , ça colle ! ça pègue quoi ! du savon et un coup de chiffon, voilà le secret, sinon, ça pègue !


Désormais, je ne verrai plus les bancs d'une église de la même manière...

GR 653, Vauvert, avril 2014

Féria de Pâques

J'étais trop tranquille dans ma prairie à brouter la vie.
J'eus envie de goûter d'une autre herbe.
Sac sur le dos, une fleur entre les dents, je suis partie.
J'avais les sabots qui me démangeaient de randonner.

Je ne m'attendais pas, en descendant du train, à voir tout ce tralala.
Mais quel bazar dans cette ville, pensais-je tout bas....
"Voyons Ciboulette, le Lundi de Pâques à Arles...les Bandas et les penas, c'est la  Féria  ! "

Aïe-aïe ! j'arrivais à l'heure de l'encierro
le lâcher de toros.
Tout de noir vêtus,
Piétinant du sabot le goudron de la rue
Vous vous êtes élancés dans l'avenue
Sous les cris joyeux des passants.

Mes frères, mon cœur s'est serré
Dans ma tête j'ai tout mélangé
les vachettes, la corrida, les férias.

J'ai tôt fait de quitter la ville
Laissant derrière moi les olés qui résonnaient dans les arènes.

je pensais alors,
que j'étais,
libre d'aller,
 où bon me semble
et non pas dans une allée de fer cadenassée.

Chemin d'Arles, avril 2014